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Les descendants berrichons de Montaigne

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Christian Pineau, Bouinotteur assidu, est également président de la Société généalogique du Bas-Berry. A ce tire, il révèle dans La Bouinotte actuellement en kiosque l'enquête en cours au sujet de Montaigne, et de ses éventuels descendants berrichons. A suivre !

« Déconfiner Montaigne », tel était le titre d’un article paru le 15 mai dernier, en plein confinement, dans le grand quotidien national Le Monde. Le journaliste Thomas Saintourens rendait compte des recherches entreprises après la découverte, dans les caves du Musée d’Aquitaine, à Bordeaux, d’un tombeau quelque peu énigmatique : peut-être celui du grand philosophe du 16e siècle, Michel de Montaigne.
Depuis 2018, des investigations dignes d’une enquête policière sont menées par des archéologues, certes, mais aussi par une carpologue (spécialiste des graines), un palynologue (spécialiste des pollens), voire un anthracologue (expert en charbon) appelés à aider les historiens et autre entomologue (spécialiste des insectes) pour analyser les restes du corps entraperçu avec un endoscope dans cet étrange cercueil. Un cercueil ? non, plutôt deux ! un en bois en contenant un autre, en plomb. Un corps ? Non, deux ! peut-être plus !!! En effet, apparaissent aussi un crâne aux dents cariées aux côtés d’une mandibule à la dentition parfaite ! Le mystère Montaigne continue.

Pourtant, son nom est bien inscrit sur le cercueil en lettres majuscules rouges.

Un vingtaine de scientifiques se penchent sur la dépouille à la recherche du moindre indice. Ne reste plus à réaliser que la recherche de l’ADN du grand penseur. Pour le comparer avec celui d’éventuels descendants. Là, il a été fait appel à Laurent Coste, professeur d’histoire à l’université de Bordeaux-Montaigne, chargé de dresser l’arbre généalogique de l’auteur des Essais.

« Quatre cents ans de ramures entrelacées, quinze générations à identifier, je suis cinq ou six pistes à la fois », explique-t-il au Monde. « Aujourd’hui, je suis bloqué dans l’Indre, un mariage de 1917. » Mais le confinement l’a empêché de se déplacer dans notre département. 

Alerté par un généalogiste de la SGBB (Société généalogique du Bas-Berry), j’ai donc pris contact, via la rédaction du Monde, avec Laurent Coste et, depuis une quinzaine de jours, nous sommes plusieurs sur la piste de Montaigne dans le Berry. Ce mariage de 1917, nous l’avons trouvé aux Archives départementales de l’Indre depuis leur réouverture, avec bien d’autres actes, de naissances, mariages et décès, que j’ai communiqués au chercheur bordelais qui est ravi de cette collaboration.

 

Si notre modeste participation peut ainsi faire avancer l’histoire et permettre de résoudre l’énigme Montaigne, le Berry en sera honoré.

 

Christian Pineau, Bouinotteur assidu, mais aussi Président de la SGBB.